24 août 2018, nettoyage au Moulin Cornet

Pour commémorer la triste journée du 24 août 1792, qui marqua la fin de l’insurrection de la Saint-Louis, Pierre Gréau et Louis-Christian Gautier ont entrepris de nettoyer la croix du Moulin Cornet. 

Louis Christian Gautier en plein travail de nettoyage

Pour commémorer la triste journée du 24 août 1792, qui marqua la fin de l’insurrection de la Saint-Louis, Pierre Gréau et Louis-Christian Gautier ont entrepris de nettoyer la croix des Moulins Cornet.

La croix avant restauration

Placée sur la commune de Terves, à l’entrée sud de Bressuire, coincée entre une rivière, le Dolo, un coteau et une voie ferrée, la croix des Moulins Cornet, simple croix ancienne de métal restaurée, a été érigée par le Souvenir Vendéen pour le bicentenaire des événements d’août 1792, à l’emplacement des massacres du vendredi 24 août, et sa plaque commémorative dévoilée le dimanche 23 août 1992 (1).

Le soulèvement de la Saint-Louis commence le dimanche 19 août à Moncoutant. Les conscrits appelés à tirer au sort par le décret du 23 juillet déclarant « la Patrie en danger » s’attroupent, refusant d’aller aux frontières défendre un régime qui persécute leurs prêtres réfractaires. Ils se dirigent sur Châtillon-sur-Sèvre (actuel Mauléon), pillent les bâtiments publics du chef-lieu du district, et partent pour Bressuire sous la conduite de chefs improvisés.

Des assauts sont donnés les mercredi 22 et jeudi 23 août aux portes de Bressuire, mais échouent lamentablement, forçant les insurgés à rester couchés sous les murs. Le vendredi 24, alors qu’une bonne partie des insurgés a regagné borderies et métairies, des renforts républicains arrivent de toutes parts avec du canon. Ils mitraillent les pauvres gens, cernés par les gardes nationaux de Bressuire. Mercier du Rocher dénombrera cent cadavres le lendemain (2).

24 août 1792, 24 août 2018, cette coïncidence de dates a servi de prétexte à un pèlerinage dédié au nettoyage de la croix et à un débroussaillage des environs immédiats, sur ce territoire de notre correspondant cantonal Christophe Guyonnaud. Après les travaux et un Salve Regina, les lieux ont été rendus à leur quiétude et les morts à leur repos.

Pierre Gréau

La plaque sur le socle de la croix du Moulin Cornet

  1. Compte rendu par Michel Chatry : La croix des Moulins Cornet (23 août 1992), Revue n°181 (décembre 1992), pp. 11-15.

  2. Dans son court article La Révolte de la Saint-Louis en août 1792, Revue n° 179 (juin 1992), pp. 28-30, Michel Chatry estime ce nombre de victimes très sous-évalué, compte tenu des tués emportés, des blessés ayant péri plus tard, des prisonniers morts en détention ou sur l’échafaud. C’est le cas notamment des anciens insurgés qui échappèrent aux condamnations en 1792, mais furent rattrapés par la répression de 1793. Arrêtés, transférés dans les prisons de Saumur, beaucoup d’entre eux périrent dans les fusillades de Chinon en décembre 1793 (Jean Rigaudeau, Les fusillés de Chinon, Revue du Souvenir Vendéen n°281 et suivants). 

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Une réponse à 24 août 2018, nettoyage au Moulin Cornet

  1. Louis Gautier dit :

    Comme de coutume notre second vice-président Pierre Gréau s’est montré trop modeste en s’abstenant de publier un des nombreux clichés pris par son complice le montrant en plein travail… (commentaire de L-C Gautier)

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