Cathelineau et le 14 juillet : une mémoire toujours vivante

L’hommage à Jacques Cathelineau, premier généralissime de la Grande Armée catholique et royale, rappelé à Dieu le 14 juillet 1793, a rassemblé bien du monde cette année encore à Saint-Florent-le-Vieil, en particulier une quinzaine de personnes costumées issues de la Troupe des Cœurs de Chouans.

Ici reposent Jacques Cathelineau et son fils

Patrick Garreau s’est demandé s’il n’allait pas falloir agrandir la chapelle Saint-Charles, tant la nef ne suffit plus à accueillir les participants, toujours plus nombreux d’une année sur l’autre. L’organisateur de cette manifestation du Souvenir Vendéen a passé le relais au jeune correspondant de l’association pour le canton de La Pommeraye/Saint-Florent-le-Vieil, Valéry Dubillot, qui a rappelé l’histoire des sépultures du « Saint de l’Anjou », de sa première tombe au cimetière de Saint-Florent, à la chapelle Saint-Charles et à l’église du Pin-en-Mauges où deux monuments sculptés en conservent les restes.

Le Docteur Philippe de Cathelineau, descendant du « Saint de l’Anjou », est intervenu à son tour pour une allocution sur son ancêtre à partir des mots que ce dernier échangea avec son épouse : « Et nous ? Qu’allons-nous devenir ? – Aie confiance ! Dieu pour qui je vais combattre prendra soin de vous. » À la suite de quoi, Patrick Garreau, accompagné des enfants présents, a fleuri la tombe de Cathelineau et de son fils. La cérémonie s’est conclue par un émouvant Salve Regina entonné à pleine voix par l’assistance. 

Dans la chapelle Saint-Charles, le dépôt de gerbe sur la tombe de Jacques Cathelineau, généralissime des armées vendéennes, mort à Saint-Florent-le-Vieil le 14 juillet 1793, et celle de son fils assassiné à la Chaperonnière le 27 mai 1832

Devant les portraits de Jacques Cathelineau et de son fils, Valéry Dubillot, correspondant du Souvenir Vendéen pour le canton de La Pommeraye/Saint-Florent-le-Vieil, raconte l’histoire des sépultures du « Saint de l’Anjou ».

Prière sur la tombe de Cathelineau

Le monument Cathelineau de Chaudron-en-Mauges

La seconde partie de la manifestation a conduit les participants au château du Bas-Plessis, à Chaudron-en-Mauges. Un long cortège de voitures s’est formé dans les rues de Saint-Florent-le-Vieil, a pris la route de Cholet, obliqué à la Croix Baron vers Botz-en-Mauges, pour pénétrer dans l’immense parc arboré entièrement clos de murs, par son entrée nord.

Le chemin serpente à travers des paysages de forêts et de prairies composés comme des tableaux romantiques, ornés çà et là de « fabriques » qui en soulignent l’aspect pittoresque. Au creux d’un vallon se dessine au loin, face à deux vieilles tours, l’étang dans lequel le célèbre canon « le Missionnaire » aurait été plongé après la déroute de Cholet. Bientôt apparaît la silhouette du château du Bas-Plessis (reconstruit en 1845) que le cortège dépasse pour stationner dans un champ en contrebas.

Tout près de là s’ouvre une superbe perspective formant, d’un côté une percée vers le château ; de l’autre une allée menant à une statue de Jacques Cathelineau mise en valeur au centre d’une grande arche sculptée, mais dégradée par les éléments puisqu’il y manque le fusil et la main qui le tenait. M. de Villoutreys, maire délégué de Chaudron-en-Mauges et propriétaire des lieux, a retracé l’histoire de ce monument réalisé par l’atelier angevin Chapeau Chauvineau au XIXe siècle. Les présidents des associations présentes, Olivier du Boucheron pour le Souvenir Vendéen et Franck Camus pour les Cœurs de Chouans, ont ensuite déposé une gerbe de fleurs au pied de la statue.

Cet hommage à Jacques Cathelineau s’est achevé par le goûter offert par le Souvenir Vendéen. Pour ceux qui souhaiteraient découvrir ce monument peu connu, le parc est ouvert librement à la visite.

Dans le parc du château du Bas-Plessis, à Chaudron-en-Mauges, cérémonie devant le monument de Cathelineau

Dépôt de gerbe par les présidents du Souvenir Vendéen et des Cœurs de Chouans

M. de Villoutreys présente le monument de Cathelineau et son histoire.

Photo souvenir devant le monument ; la perspective sur le château du Plessis

Le monument et le dessin de son aspect originel

Le dessin de la statue de Cathelineau, avec son fusil, et son aspect aujourd’hui

Dernier coup d’œil sur le parc du Bas-Plessis



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