Un 14 juillet à la mémoire de Cathelineau et Bonchamps

Le Souvenir Vendéen invitait hier ses adhérents et ses amis à venir de recueillir sur la tombe de Jacques Cathelineau, le premier généralissime des armées vendéennes, mort à Saint-Florent-le-Vieil le dimanche 14 juillet 1793. 

Le dépôt de gerbe sur le tombe de Cathelineau et de son fils

Il y a bien longtemps qu’on avait vu autant de monde pour rendre hommage au « Saint de l’Anjou ». La chapelle Saint-Charles était comble en effet, et les derniers rangs devaient tendre l’oreille pour entendre les intervenants. 

Notre adhérent Patrick Garreau a d’abord pris la parole pour un exposé sur le grand « choc » de Chemillé (11 avril 1793). Il l’a resitué dans le plan d’offensive des troupes républicaines placées sous les ordres de Berruyer, qui visait à réduire l’insurrection dans les Mauges par trois attaques : Berruyer lui-même au centre, partant d’Angers en direction de Chemillé ; à sa gauche, Leigonyer suivant la route de Doué à Cholet ; à sa droite, Gauvilliers partant de Saint-Florent-le-Vieil vers Beaupréau. Un quatrième assaut dirigé par Quétineau de Bressuire sur Les Aubiers complétait le dispositif.

Le grand « choc » de Chemillé

Patrick Garreau a décrit la mise en place de cette offensive, ses effectifs, la marche de ces troupes républicaines et la résistance qu’elles rencontrèrent dans les Mauges, en particulier aux abords de Saint-Pierre de Chemillé, lors du célèbre grand « choc » du 11 avril 1793. Cette bataille qui dura jusqu’au soir aurait donné la victoire aux Bleus si ces derniers n’avaient pas cru voir arriver des renforts ennemis : il s’agissait en réalité des prisonniers que les Vendéens avaient capturés les jours précédents et qui regagnaient leur camp. Profitant du désordre que ce mouvement causa dans les rangs républicains, d’Elbée lança une contre-attaque et sortit vainqueur de ce « choc ».

À son propos, Patrick Garreau a rappelé l’épisode resté célèbre du Pater qui sauva la vie des Bleus enfermés par les Vendéens dans l’église Saint-Pierre. Il a également rappelé que Perdriau, l’un des tout premiers chefs de l’insurrection, avait été tué au cours de cette bataille. Cette disparition plaça de fait Cathelineau à la tête des gars des Mauges.

Les tombes vendéennes de Saint-Florent-le-Vieil 

Après cette page d’histoire, Jehan de Dreuzy, ancien président du Souvenir Vendéen, a présenté l’actualité de son canton, comme le projet de restauration des tombes vendéennes dans le cimetière de Saint-Florent-le-Vieil (celles de la religieuse Jeanne Bussonnière et du chirurgien Léonard-François Oger, qui soignèrent Cathelineau ; de Louis Lebrun et Louis Lecoq de La Poltrie, combattants vendéens) et le devenir du musée menacé par la démolition du cinéma voisin. Il a présenté d’autre part son jeune et dynamique successeur, Valéry Dubillot, comme correspondant cantonal du Souvenir Vendéen.

Après cela, les enfants ont été appelés pour déposer la gerbe de fleurs sur la tombe de Jacques Cathelineau et de son fils, aux côtés de Michel Chatry et Jehan de Dreuzy.

Les participants étaient ensuite invités à se rendre à l’abbaye pour visiter l’exposition sur Bonchamps et David d’Angers… et à prendre un rafraîchissement bienvenu en cette fin d’après-midi particulièrement ensoleillé. 

La chapelle Saint-Charles était comble.

L’exposé de Patrick Garreau sur le grand « choc » de Chemillé

Les enfants appelés pour déposer la gerbe de fleurs

La plaque à la mémoire de Jacques Cathelineau

L’exposition Bonchamps et David d’Angers dans l’ancienne abbaye de Saint-Florent-le-Vieil

L’exposition est ouverte jusqu’au 17 septembre 2017.

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Une réponse à Un 14 juillet à la mémoire de Cathelineau et Bonchamps

  1. Garcès Jean Jacques dit :

    Mon passage en Vendée m’a permis de découvrir votre histoire. Ecrivain, je termine un roman relatant tous ces faits héroïques et nobles pour conserver nos valeurs et celles de la France. J’ai pu vivre ainsi avec ces hommes de foi et d’honneur. Étant pyrénéen, Ma pensée va vers vous et se joint aux votres. Je tenais à vous le dire.

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